Coordination romande sur le génie génétique

ADN de plante transgénique retrouvé dans le lait et les tissus animaux

24 août 2010   Réagissez   

Un récent sondage de Testbiotech montre que des fragments d’ADN de plantes transgéniques (PT) sont de plus en plus retrouvés dan les tissues animaux (organes et muscles) et le lait. En avril 2010, des scientifiques italiens avaient indiqué avoir trouvé des fragments d’ADN provenant de soja transgénique dans du lait de chèvre nourris avec ce même soja. Ces fragments entre dans le sang par l’intestin et ensuite rejoigne le lait. Des traces de ces fragments spécifiques ont aussi été retrouvées chez des enfants nourris avec du lait de chèvre. Ces résultats viennent confirmer ceux d’il y a quelques années lorsque de l’ADN de maïs transgénique avait été retrouvé dans des cochons. Dernièrement, des traces d’ADN de soja transgénique ont été mises en évidence dans des organes de poissons nourris au soja.

La CE veut facilité le processus d’autorisation des PGM

23 août 2010   Réagissez   

Dernièrement, la Commission Européenne a proposé de permettre aux Etats membres de décider eux-même de l’interdiction ou de l’autorisation de PGM sur son territoire. Même si la CE semble offrir la possibilité de moratoire nationaux, en réalité la proposition vise à ouvrir l’Europe aux PGM.

UE – Six maïs OGM autorisés par la Commission européenne

23 août 2010   Réagissez   

Le 28 juillet 2010, la Commission européenne a finalisé le processus d’autorisation de cinq maïs génétiquement modifiés : deux mis au point par Pioneer Hi-Bred (1507×59122, 59122×1507xNK603), deux par Monsanto (Mon88017xMON810 et Mon89034xNK603) et un par Syngenta (Bt11xGA21). Ces maïs GM sont autorisés, pour dix ans, uniquement pour l’alimentation humaine et animale.
La Commission européenne a aussi autorisé le renouvèlement du maïs Bt11, de Syngenta.
Ces décisions finales revenaient à la Commission européenne faute de majorité qualifiée lors du précédent Conseil des ministres de l’Agriculture qui s’est tenu le 29 juin 2010.

Les inquiétudes relatives à la sécurité sanitaire des maïs incluent :

- perturbations génomiques
- changement de la composition des plantes
- des interactions allergisante dues à l’empilement de traits (plusieurs traits transgéniques présents dans la même plante)

PNR 59 – Blé OGM : un seul transgène responsable de résultats opposés entre les cultures en serres et en plein champ

17 juillet 2010   Réagissez   

Une équipe de scientifiques de l’Université de Zurich a cultivé sous serre et en plein champ des lignées de blé génétiquement modifiées pour résister à l’oïdium (gène Pm3b). Cette étude a été menée dans le cadre du programme de recherche national « Utilité et risques de la dissémination des plantes génétiquement modifiées » (PNR 59). Les chercheurs (1) constatent qu’en serre et en l’absence de traitement fongicide, le blé transgénique a un rendement jusqu’à deux fois plus important que le blé non transgénique et non traité, mais qu’en plein champ, la tendance s’inverse : les blés transgéniques ont eu jusqu’à 56% de baisse de rendement par rapport aux blés non GM. Au-delà du rendement, ils ont aussi observé des modifications de la forme des épis sur certaines lignées et que cela favorisait un autre champignon, l’ergot du seigle. Les chercheurs notent que l’infestation par l’ergot (Claviceps purpurea) était, en plein champ, jusqu’à 40 fois plus importante sur les blés GM que sur leur équivalent classique. Une autre étude, menée avec un blé génétiquement modifié pour lutter contre la rouille des feuilles avait montré que ce transgène pouvait être responsable d’une baisse de 12% de rendement [2].
Ainsi, les chercheurs concluent : « Nos résultats démontrent que, en fonction de l’insertion, un transgène particulier peut avoir des effets importants sur le phénotype d’une plante et que ces effets peuvent parfois être inversés lorsque les plantes sont cultivées en serre ou en champ ». Les chercheurs reconnaissent ne pas comprendre quels mécanismes biologiques sont responsables de ces effets", mais ils font l’hypothèse que cette variation dans les effets phénotypiques peut être due aux différents niveaux d’expression du transgène Pm3b qui, à leur tour, pourraient avoir été causés par différentes positions d’insertion du transgène dans le génome.

Les chercheurs ont communiqué sur cette étude, via un communiqué de presse publié par le Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNS). On peut lire dans ce texte destiné tant à la presse qu’aux responsables politiques : « les résultats obtenus en serre ne sont pas applicables au contexte du plein champ et les essais en plein champ sont donc importants ». Cette étude ne va-t-elle pas, au final, légitimer les essais en plein champ, essais contestés par de nombreuses ONG et des scientifiques du fait des risques de dissémination des transgènes ?

StopOGM n’est pas d’accord avec les chercheurs suisses qui prétendent que les disséminations expérimentales sont nécessaires pour explorer la réaction des plantes GM.  Il est connu depuis longtemps que la transgenèse est hautement imprécise et invasive. Cette dernière perturbe les mécanisme de régulation du génome. Il est de ce fait impossible de garantir la stabilité et l’expression des transgènes. Il est par conséquent impératif (et beaucoup plus facile !) de tester systématiquement la stabilité des transgènes in vitro (sous serre) sous différentes conditions avant de procéder à des disséminations expérimentales qui ne sont pas adaptées pour effectuer ces tests car sont soumises a trop de facteurs aléatoires.

La population souhaite une agriculture saine et respectueuse de l’environnement. Il est temps de consacrer des ressources financières pour développer des variétés adaptées localement répondant aux besoins d’une agriculture écologique. Les problèmes posés par l’oïdium sont dus à de mauvaises pratiques agricoles et ne représentent pas un problème majeur pour l’agriculture. Cela ne fait aucun sens d’investir de l’argent dans ces recherches.

1) Simon Zeller, Olena Kalinina, Susanne Brunner, Beat Keller und Bernhard Schmid (2010). Transgene × Environment Interactions in Genetically Modified Wheat.

 

 

 

StopOGM infos 40

20 juin 2010   Réagissez   

Télécharger le dernier StopOGM infos

- OGM, un terme novlangue inventé par l’industrie ? (JP Berlan)
- Biologogie synthétique, l’imposition technologique continue. Synthia est bien vivante.  (Luigi D’Andrea, StopOGM)
- La véritié scientifique, un dogme imposé ? (GIET)

Mais GM non autorisé planté en Allemagne par erreur

14 juin 2010   Réagissez   

Une variété de maïs non autorisée en Europe (NK 603) a été planté par erreur en Allemagne sur 3000 hectares rapporte Greenpeace.

La source de la contamination n’est pas connue, mais elle pourrait coûter plusieurs millions d’euros aux agriculteurs quidevront détruire leur récolte.

La porte-parole du ministère de l’Environnement de Basse-Saxe a précisé que ces 2000 hectares pollués « doivent être labourés avant que le maïs ne fleurisse. Il est encore possible d’arrêter l’expansion incontrôlée » de ce maïs transgénique. Le taux de pollution génétique serait de 0,1%, pour Greenpeace et de 0,03% pour Pioneer Hi-Bred.
Toujours selon Greenpeace, le ministère de l’Agriculture de Basse-Saxe a été informé de la contamination dès le mois de mars, mais il n’a averti son homologue de l’Environnement qu’un mois plus tard. Au final, ce n’est que début juin, et suite à une procédure judiciaire, que Pioneer a accepté de donner la liste des revendeurs des semences contaminées.